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Rencontre avec Henry Torgue, compositeur de la musique originale de Vigneronnes

Alors que le financement de VIGNERONNES touche à sa fin, je tiens à remercier généreusement tous les donateurs et toutes les personnes qui ont relayé l'information autour d'eux. C'est la première étape avant de finaliser complètement le film.

Depuis quelques années, je travaille avec plusieurs amis sur mes documentaires, dont Henry Torgue, compositeur et interprète de ses oeuvres. C'est la première fois que nous travaillons sur une musique originale à proprement parler. Petit retour sur notre dernière rencontre, chez lui à Grenoble :

Guillaume BODIN Tu parlais tout à l'heure l'identité d'une musique sur un documentaire. Toi, c'est vrai que ce n’est pas la première fois que tu fais des musiques pour documentaire. Qu'est-ce que tu pourrais un peu dire ?

Henry TORGUE Et bien, les documentaires, ils ont une charge d'information, et beaucoup d'entre eux, ou plutôt de plus en plus d'entre eux, ont aussi une énorme charge poétique. Et les informations sont capitales, parce que c'est quand même l'essentiel de la raison pour laquelle ce genre de film existe. Mais la dimension poétique est aussi extrêmement importante. La dimension poétique, c'est quoi ? C'est tout ce qu'on ressent quand on regarde le film. C'est tout ce qui n'est pas dit, pratiquement, mais tout ce qui est senti, la chaleur des gens, la passion qu'ils mettent dans les actions qui sont montrées, les paysages, les lignes, le terroir, tout ce qui est fait. Et dans ce film-là particulièrement, il y a une énorme charge émotionnelle qui est donnée par les images, par la beauté des paysages, par le rythme des saisons, par la matière qui est travaillée, par les sols, par le liquide, le liquide rouge, le vin, tout ce qui se transforme, toute cette transformation en vin. Et la musique, si elle se contente d'être juste une espèce de toile de fond un peu neutre, eh bien, je trouve qu'elle ne tient pas vraiment tout à fait sa place. Et il y a besoin quand même que la musique essaye au moins d'être à la hauteur du propos et des images et contribue à cette relation un peu poétique avec le sujet du film.

Guillaume BODIN Donc toi tu travailles sur le documentaire depuis quelque temps déjà. Il n'est pas tout à fait fini. Comment tu vois un peu, justement, ce travail, cette collaboration entre des images ? Entre un film ?

Henry TORGUE Alors pour moi, ce que j'ai est ce que j'ai essayé de faire, c'est de faire quelque chose qui soit comme une espèce de mélodie continue ou de petit refrain. Que ce soit un petit peu le refrain du film, une petite mélodie qu'on a dans la tête qu'on va retrouver à certains moments du film, qui donne comme une espèce de fil conducteur identifié, c'est-à-dire que ce n'est pas compliqué. Il y a une suite d'accords qui est à peu près la même dans les différents morceaux du film, mais qui sont travaillés après dans des couleurs sonores différentes en fonction de ce qui se passe. Mais il y a quand même cette espèce de petit fil conducteur comme un refrain. Les images font les couplets et la musique fait le refrain. C'est-à-dire qu'il revient régulièrement, comme pour donner un petit peu la dynamique globale du film et puis l'esprit dans lequel il est, je crois. C'est ce que j'ai essayé de faire au moins. Et ce qui était difficile dans un film comme ça, enfin ce n'est pas difficile, mais d'arriver à mettre à la fois du soleil et un petit peu de difficulté dedans. Non pas la difficulté à écouter ou à voir, mais de comprendre l'espèce d’âpreté, de rudesse du métier qui est montrée, des métiers qui sont montrés, c'est-à-dire qu'il y a quelque chose quand même de rude. On se lève, faut se lever tôt, il faut brasser la terre, il faut... Il y a un côté physique, matériel, très important dans cette dimension. Et en même temps, l'objectif, c'est quoi ? C'est donner de la joie, c'est de faire un produit qui est particulièrement réjouissant et qui ensoleille les choses. Et donc, il y avait ces deux aspects qu'il faut essayer de tendre. Et si la musique peut contribuer à cette tension, c'est bien, elle a réussi son rôle.

Guillaume BODIN Merci Henry.

Henry TORGUE C'est moi !

       
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Mots-clés: film documentaire

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Le realisateur de documentaire Guillaume Bodin au domaine de la soufrandiere à vinzelles Guillaume Bodin

Je voulais devenir vigneron en biodynamie mais les traitements chimiques ont tout remis en question. Je me suis reconverti dans le documentaire.

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